mardi 10 mars 2015

Ricardo Moyano et Gustavo Battistessa, Fête de la guitare, 22 mars 2014

Ricardo Moyano et Gustavo Battistessa, Fête de la guitare, 22 mars 2014

http://www.ricardomoyano.org/



Ricardo Moyano et Gustavo Battistta, Berck sur Mer, 22 mars 2014 (audio)

dimanche 1 février 2015

Festiv'Cités, Mazingarbe, 24 janvier 2015

Festiv'Cités, Mazingarbe, 24 janvier 2015






We Want Moore (tribute to Gary Moore), Festiv'Cités, 24 janvier 2015


The Satchafunkilus (tribute to Joe Satriani), Festiv'Cités, 24 janvier 2015

mardi 20 janvier 2015

Vangelis, l'homme orchestre

Vangelis, l'homme orchestre


Le parcours musical de Vangelis se découpe en trois phases.

Phase I
Les Aphrodite's Child, groupe de rock progressif grec fondé à la fin des années soixante (Demis Roussos, chant, Lucas Sideras, batterie, Silver Koulouris, guitare, Vangelis Papathanassiou, claviers). Le groupe se sépare après trois albums.
Avant cela Vangelis participe au groupe les Forminx.

Aphrodite's Child, "It's Five O'Clock". Composé par Vangelis et figurant sur le second album du même nom sorti en 1969. La magie de ce morceau tient pour beaucoup aux parties de claviers de Vangelis.

Phase II
La longue carrière solo de Vangelis commence en 1970 avec la composition de la bande originale du film "Sex Power". Les débuts de sa carrière solo jusqu'en 1973 sont en fait assez méconnus, notamment les deux mini albums de jazz rock ("The Dragon", "Hypothesis") et son véritable premier album studio en solo, "Earth", en 1973. C'est justement cette année-là que sort son premier véritable chef d'oeuvre, "L'Apocalypse des animaux", bande originale d'une série documentaire animalière réalisée par Frédéric Rossif. Des sonorités surprenantes réalisées sans synthétiseur !
Mais c'est avec la sortie de l'album "Heaven and Hell" en 1975 que l'on découvre le véritable "son" Vangelis. Un son qui empreint beaucoup aux synthétiseurs mais avec une chaleur qui surprend. Pour Vangelis, le synthétiseur n'est qu'un outil permettant, par sa large palette sonore, d'exprimer sa musique.
Mais les doigts ne sont pas tout. L'un des instruments prédominants à l'origine du son Vangelis dans les années 70, 80 et début 90 est le synthétiseur polyphonique Yamaha CS-80. La musique de Vangelis se caractérise aussi par l'utilisation fréquente de percussions orchestrales, très souvent interprétées en forme de ponctuation. Il intègre aussi parfois quelques instruments acoustiques, flûte, guitare, harpe, violon...

"Pulstar". Extrait de l'album "Albedo 0.39", sorti en 1976

Phase III
Vangelis semble au début des années 90 opter vers des sonorités plus naturelles tout en abandonnant le son caractéristique du CS-80. Le très bel album "El Greco", sorti en 1998 en est un bel exemple. Chose importante, Vangelis pense sa musique en orchestrateur, bien plus qu'en soliste. A ce propos si vous avez l'opportunité de voir l'émission "Musique au Coeur"  de 1992 dans laquelle Eve Ruggieri s'entretient longuement avec Vangelis dans son studio au milieu de ses instruments, vous comprendrez pourquoi j'ai surnommé celui-ci l'homme orchestre. Je trouve malheureusement que Vangelis se fait plus discret ces dernières années. Sa dernière production est une musique de film, "Le crépuscules des ombres" du réalisateur Mohamed Lakhdar-Hamina. Il a également écrit quatre compositions pour l'Agence Spatiale Européenne afin d'illustrer quatre petit clips sur la mission Rosetta.

"El Greco" est un album studio sorti en 1998. En 2007, Vangelis sort une version pour les besoins d'un film de Yannis Smaragdis sur la vie du peintre Domenicos Theotokopoulos, surnommé El Greco

"Rosetta's Waltz", un des quatre clips de l'ESA concernant la mission Rosetta et illustré musicalement par Vangelis

samedi 8 novembre 2014

Ch'ti Rock Festival, Noeux-les-Mines, 31 octobre 2014

Ch'ti Rock Festival, Noeux-les-Mines, 31 octobre 2014






Satchafunkilus (tribute to Joe Satriani)



-MR.X-



Kalifornia (tribute to Lenny Kravitz)

samedi 18 octobre 2014

Jean-Marie Pelt, Conférence à Cuincy le 14 octobre 2014

Jean-Marie Pelt, Conférence à Cuincy le 14 octobre 2014






Cuincy, 14 octobre 2014 (enregistrement audio)

Jean-Marie Pelt & Pierre Rabhi (CO2 mon amour, France Inter, 3 mai 2014)




dimanche 28 septembre 2014

La Prophétie des Ombres

La Prophétie des Ombres


Traduction en français du livre de John A.Keel, "The Mothman Prophécies" (1975)
Plus d'infos : http://psiland.free.fr/biblio/description/keel01.html

"La science se fait dans certains espaces précis, des laboratoires, des universités, des journaux scientifiques au style très particulier, etc. Keel est dans un espace privé (chez les témoins) et non dans un laboratoire. Son style littéraire n'est pas celui des articles scientifiques. Il participe à un débat d'opinion, non à une controverse scientifique. Comme Clarke et Lovecraft, Keel utilise des bribes de modernité, des théories et des faits, mais il les rattache à des éléments qui ne sont pas ceux que l'on croise dans l'univers des sciences : des témoins terrorisés. En effet, le propre du travail scientifique est de présenter des faits dénués de toute subjectivité, dénués de toute description humanisante. Chez Keel, au contraire, l'important n'est pas la taille ou la couleur du Mothman mais l'effet qu'il produit sur le témoin." - Pierre Lagrange, "La Prophétie des Ombres" (pp.24/25)

Emission diffusée le 21 avril 2002 sur Europe1 (Intervenant : Pierre Lagrange - Animateur : Marc Menant)

lundi 8 septembre 2014

Une histoire de chiens

Une histoire de chiens



Ce livre retrace l'Odyssée Blanche, une traversée en chiens de traîneau et en moins de 100 jours de tout le Grand Nord Canadien de la côte Pacifique à la côte Atlantique, soit 8600 km. Une traversée qui date de 1999. Dans cet extrait, Nicolas Vanier présente quelques uns de ses chiens qui l'accompagne à travers le Grand Nord Canadien. Inutile de préciser qu'effectuer une telle traversée nécessite impérativement une grande connaissance et complicité avec les chiens. Et aussi beaucoup d'amour...

"Chip, la petite chienne alaskan que j'ai récupéré l'année dernière, dépareille dans l'attelage dont elle est la seule "pièce rapportée". Fine, élancée, la tête longue et les oreilles cassées, elle ne ressemble pas à un chien de traîneau classique. Elle est alaskan, c'est-à-dire le fruit d'une sélection rigoureuse effectuée après des croisements réfléchis entre lévriers et huskies. Une bête de course, qui imprime aujourd'hui un rythme démentiel aux compétitions.
C'est avec elle que je veux essayer de "marier" Voulk dans l'espoir d'obtenir un nouvel attelage. Il faut déjà penser à l'avenir, les chiens malheureusement ne sont pas éternels.
Pour l'instant, Chip a décroché le rôle de "swing dog". Placée immédiatement derrière les deux chiens de tête, Voulk et Nanook qui opèrent en tandem, elle fait tourner l'attelage dans les virages. Elle les épaule en quelque sorte dans leurs changements de direction. C'est une place où l'on apprend le métier de chien de tête. Dans quelques semaines, d'instinct, comme la plupart de mes chiens (sept peuvent aller en tête), elle réagira aux commandements de direction : "djee" pour virer à droite et "yap" pour tourner à gauche. D'autres commandements, plus subtils, plus difficiles à intégrer, viennent compléter ces deux ordres basiques : "doucement", "reviens" (à droite ou à gauche pour le demi-tour), "encore", "attend" et "hooo" pour s'arrêter.
De la bonne exécution de ces ordres dépend la sécurité de tout l'attelage. Voulk est le chien qui remplit ce rôle avec le plus de brio et de finesse. Le chien de tête ne doit pas seulement exécuter mais aussi prendre des initiatives, anticiper, savoir réagir devant une situation inattendue, faire preuve de libre arbitre, en un mot ce doit être un chien... intelligent. Voulk a énormément progressé depuis la disparition d'Otchum, ce chien exceptionnel avec lequel j'avais établi une complicité proche de ce qu'on peut appeler la perfection. Voulk a pris de l'assurance, de la hauteur. Il est devenu plus responsable, plus appliqué. Il a mûri. C'est l'un des chiens indispensables sans lesquels je n'arriverai pas au bout.
Ses trois frères de lait, Baïkal, Nanook et le formidable Torok, font aussi partie des chiens classés dans la catégorie "indispensables et irremplaçables". Tous quatre issus de la première portée, ils sont franchement extraordinaires, d'une endurance et d'une puissance phénoménales. Torok est le plus puissant. C'est un tracteur, capable à lui tout seul d'arracher le traîneau coincé dans un trou. Il n'est pas bagarreur, il n'a pas besoin de ça pour imposer sa force, et il n'aime pas ça, si bien qu'il a laissé Baïkal devenir le chef de meute à la mort d'Otchum. Baïkal, lui, est bagarreur et il en a les moyens. Vif, d'une puissance incroyable, taillé dans le roc, il impose sa position hiérarchique à coups de crocs. C'est un excellent trotteur mais qui, pour des raisons que j'ignore, est capable de se relâcher d'un coup. Il ne s'agit pas d'un problème de moral ou de volonté mais de constitution, comme si, à une certaine température (généralement haute), et durant un effort prolongé (plus de cent kilomètres d'une seule traite), la pompe lâchait, engorgeait le cœur. Il est tombé plusieurs fois dans son harnais, me causant de terribles paniques. Mais au bout de quelques minutes il reprend vie, se remet debout et jappe pour repartir de plus belle. On en oublierait ces petites faiblesses très passagères.
Nanook est un chien dont le seul défaut est de ne pas en avoir. Il est parfait dans sa tête comme dans son harnais, sur la piste comme à l'arrêt. C'est un chien sympa, infatigable. Un montagnard hors pair, il décroche le maillot à pois à chaque expédition ! Avec dix chiens comme lui, je serais capable de vaincre dix fois l'Everest sans oxygène !
Je le regarde et c'est incroyable. Il aime grimper, l'un de ses ancêtres devait être un chamois. Sachant que nous attaquions une grosse pente, je l'ai placé en tête, à côté de Voulk, et tous deux impriment un rythme drôlement soutenu, presque trop rapide pour les autres que je surveille attentivement, leur accordant des petites pauses qui m'aident aussi à reprendre mon souffle.
Le musher est comme un entraîneur dans une équipe de foot. A lui de choisir, en fonction des matchs qu'il a à jouer, la position de ses joueurs, tel chien à l'avant, tel autre à l'arrière. Tel chien aime jouer avec celui-là, tel autre non. Il faut faire des tentatives, persévérer, changer, régler des conflits, en laisser d'autres se régler seuls. Imposer une discipline et s'imposer en conservant toujours une bonne ambiance sans laquelle une équipe ne jouera jamais à son meilleur niveau. Aller en traîneau est un plaisir que le musher doit partager avec ses chiens.
"Existe-t-il un plaisir plus grand ?" demandait Scott, explorateur célèbre qui disait aussi : "Donnez-moi l'hiver, donnez-moi les chiens et gardez tout le reste !" (pp.36-37-38)

Nicolas Vanier et son attelage sur le lac Baïkal gelé lors de l'Odyssé Sauvage, sa dernière expédition

Le film